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NGC 2344

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Introduction

Petite galaxie de type Sb D (Simbad 2018), membre du catalogue WHISP, elle est plutôt peu « intéressante » tant sur le plan observationnel que sur le plan scientifique. Parmi les quelques papiers qui la mentionnent, on peut retenir une étude de 2003 qui concerne la morphologie des bulbes de populations de galaxies spirales précoces

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Description

Située dans la constellation du Lynx, NGC 2344 est découverte en 1886 par l'astronome américain Lewis Swift .


Les mesures fondées sur le décalage vers le rouge lui attribuent une distance d’environ 45 millions d'années-lumière  alors que les mesures non fondées sur le redshift donnent une distance de 35,540 ± 11,011 Mpc (∼116 millions d'a.l.), ce qui est significativement différent ! Classée Sb D selon Simbad, son z est à 0.003246 et sa vélocité radiale à 971 km/s. 


Très peu vue sur internet, on la trouve là ou là sur SDSS 


L’acquisition est diamétralement opposée à celle de M77, puisque faite avec très peu de poses mais avec des temps 4 fois plus longs (10 minutes). Ce sera toutefois l’une des dernières cibles que j’ai acquis comme ça à Nerpio.

Un peu de science

Petite galaxie de type Sb D (Simbad 2018), membre du catalogue WHISP, elle est plutôt peu « intéressante » tant sur le plan observationnel que sur le plan scientifique. Parmi la 77 papiers qui la mentionnent ou l'ont incluse dans leurs tables, on peut retenir une étude de 2003 qui concerne la morphologie des bulbes de populations de galaxies spirales précoces (TRC3 ≤ 3) et tardives (principalement Sbc-Sc) à travers l’étude de leur régions H I acquises avec l’outil NICMOS du HST (cf. sujet NGC 6844).


Sur les 70 galaxies étudiées, les auteurs constatent que les bulbes des spirales de type tardif sont plus allongés que celui des spirales de type précoce (bien que la signification statistique de ce résultat soit faible, comme ils le précisent). Ils évoquent donc la possibilité que ces galaxies correspondent à des barres à un stade d'évolution séculaire (au sens astronomique, ie sur de très longues périodes).


En comparant l’ellipticité moyenne du renflement entre les deux échantillons, ils ne constatèrent à l’inverse pas de différence significative, ce qui pourrait signifier que les protubérances des galaxies spirales de type tardives contiennent davantage d’ « éléments » allongés (tels que des barres nucléaires) que les protubérances des spirales de type précoce.


Le résultat pourrait être expliqué si les bulbes des galaxies spirales de type tardif étaient formés principalement par l'évolution séculaire des barres, ce qui ne serait pas le cas pour les bulbes de type antérieur.


Sur le sujet des barres, je vous renvoie vers NGC 1365.

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NGC 2344 était aussi incluse dans une étude plus récente (2014) qui consistait à quantifier le taux d'accrétion de gaz résultant de fusions mineures au sein de galaxies de l'Univers Local avec un taux important de formations d’étoiles en utilisant des observations HI de 148 galaxies spirales proches (échantillon WHISP). 


Les résultats de l’étude suggèrent que les fusions mineures ne jouent pas un rôle significatif dans le « budget » total d'accrétion du gaz dans les galaxies.

Sources :

Do bulges of early- and late-type spirals have different morphology? K. Fathi and R. F. Peletier. A&A 407, 61–74 (2003).


Gas accretion from minor mergers in local spiral galaxies. E. M. Di Teodoro & F. Fraternali. A&A 567, A68 (2014)

Date  de création : 

Date  de modification :

24 01 2019

11 12 2020

Jean-Brice Gayet

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